«Là où nous ne sommes pas en capacité de l’emporter, là où La France insoumise est en tête, la meilleure des solutions, c’est soit le retrait, soit le maintien», affirme François Hollande, ancien président de la République et député socialiste, sur France Inter, lundi 16 mars, au lendemain du premier tour des élections municipales. L’ancien chef d’État souligne qu’il ne s’agit pas d’une «consigne», mais d’un «avis». Selon lui, «les dynamiques électorales se construisent entre les deux tours et la clarté, c’est une dynamique». «La clarté, c’est de dire on ne fait pas d’alliance et on mobilise tous les électeurs qui veulent faire gagner la gauche», ajoute-t-il.
Une réponse directe à LFI qui «tend la main» aux autres listes «partout où la droite et l’extrême droite menacent». François Hollande s’aligne avec les consignes d’Olivier Faure. «C’est déjà bien qu’il ait pu dire qu’il ne fallait pas d’accord. Maintenant, il faudra qu’il utilise toute son autorité, si elle existe, pour faire en sorte que la position que je viens de définir soit suivie», lance l’ancien président.
«LFI n’est pas en capacité de gagner» d’autres villes
S’il reconnaît «une certaine poussée» des listes insoumises, François Hollande assure qu’à l’issue du second tour, «quand on fera le compte (…) on verra que c’est le Parti socialiste et les Écologistes qui ont gagné le plus de ville». «LFI n’est pas en capacité de gagner» des villes hormis «ce qui est déjà gagné, c’est-à-dire Saint-Denis et potentiellement Roubaix», estime le député de Corrèze. «Les surprises viennent de Paris, Lyon, Marseille, là où il n’était pas attendu que la gauche hors LFI arrive en tête», ajoute-t-il.
Selon lui, «ce scrutin est intéressant, parce qu’il montre qu’il y a un plafonnement de l’extrême droite et de La France insoumise», car il anticipe la défaite de La France insoumise et du Rassemblement national dans des villes où «ils avaient imaginé l’emporter». «Ça veut dire qu’au moment de choisir son maire et demain au moment de choisir son président, les Français ont un moment de réflexion et plutôt un bon réflexe», assure François Hollande.







