Tout part d’une vidéo. Il y a une semaine, Viktoria Bonya, influenceuse russe suivie par 13 millions d’abonnés et installée à Monaco, s’adresse directement à Vladimir Poutine. Elle y évoque plusieurs sujets très sensibles du quotidien russe : les catastrophes environnementales, la gestion trouble de certaines crises locales mais surtout les coupures d’internet. Le ton est assez rare pour attirer l’attention du Kremlin, qui a choisi de répondre publiquement.
La séquence a pris une ampleur inhabituelle. Car derrière la vidéo de Viktoria Bonya, c’est un malaise plus large qui affleure.
Depuis plusieurs semaines, des voix russes tiennent publiquement des propos plus francs sur la situation du pays, en particulier sur l’économie. Inflation persistante, consommation qui baisse, crédit plus difficile, pression sur les entreprises avec les coupures d’internet : autant de signaux qui nourrissent l’inquiétude.
Jusqu’où cette parole peut-elle aller ? Le pouvoir peut-il encore contenir ce malaise ? Et la vraie fragilité du régime aujourd’hui, est-elle politique, sécuritaire ou économique ?
Sylvain Tronchet, correspondant de France Inter en Russie, est l’invité d’Un jour dans le monde






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